Affaire ASER : Jean Michel Sène convoqué par la Section de Recherches, la lumière attendue sur les 37 milliards FCFA

Le dossier de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER), longtemps marqué par des zones d’ombre et des soupçons persistants, semble entrer dans une phase décisive.
Le Directeur général de l’institution, Jean Michel Sène, a annoncé lui-même sur les réseaux sociaux sa convocation par les gendarmes de la Section de Recherches.
Cette annonce constitue un tournant majeur dans ce qui est présenté comme l’un des dossiers les plus sensibles liés à la gestion des finances publiques sous le nouveau régime.
Depuis plusieurs mois, dénonciations, alertes et plaintes se multiplient autour du projet d’électrification rurale financé à hauteur de 37 milliards de francs CFA. De nombreuses voix réclament des explications claires sur l’attribution des marchés, l’exécution des travaux et, surtout, l’utilisation effective des fonds.
Avec cette convocation, la justice semble désormais passer à la vitesse supérieure. La Section de Recherches, réputée pour le traitement des affaires complexes et sensibles, s’est saisie du dossier afin de faire toute la lumière sur les faits.
L’opinion publique attend des réponses concrètes : qui a réellement bénéficié de ces financements ? Quels travaux ont été effectivement réalisés ? Et pourquoi certaines localités restent-elles encore dans l’obscurité malgré les montants engagés ?
Un autre point d’interrogation concerne la société AEE Power et son dirigeant, dont l’absence dans l’exécution visible de certains projets intrigue. Pourtant présentée comme un acteur clé dans certains marchés, l’entreprise se retrouve aujourd’hui au cœur des questionnements. Son rôle exact, ses engagements contractuels et son niveau d’implication devront être clarifiés dans le cadre de l’enquête.
Cette convocation suscite ainsi un espoir : celui de voir la vérité émerger. Les Sénégalais attendent désormais que toute la lumière soit faite, que les responsabilités soient établies et que des sanctions, si nécessaire, soient prises.
Au delà des montants en jeu, c’est la confiance des citoyens dans la gestion des ressources publiques qui se trouve aujourd’hui en question.

