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Supporters sénégalais au Maroc : Libérés après trois mois, trois Lions racontent leur calvaire

Ibrahima Diop, Aziz Wade et Abdoulaye Diagne ont recouvré la liberté après trois mois de détention à la prison d’Al Arjat, située à Rabat.

De retour au Sénégal, ils laissent derrière eux quinze autres supporters des Lions, condamnés à des peines plus lourdes à la suite des incidents survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025.

Dans les colonnes de L’Observateur, les trois hommes sont revenus sur une expérience qu’ils décrivent comme particulièrement éprouvante.

Une incompréhension à l’origine des incidents

Selon Abdoulaye Diagne, les tensions seraient nées d’un malentendu entre supporters et forces de l’ordre.

Présent dans les tribunes au moment de l’arrestation d’Ibrahima Diop, il affirme avoir été choqué par la brutalité de l’intervention.

Il explique que la barrière linguistique a fortement contribué à aggraver la situation : « Les policiers marocains parlaient essentiellement arabe, tandis que certains supporters sénégalais ne s’exprimaient qu’en wolof. Cette incompréhension a été à l’origine des incidents. »

Toujours selon lui, les forces de l’ordre auraient interprété à tort un mouvement des supporters comme une tentative d’envahissement de la pelouse, alors qu’il s’agissait, dit-il, d’une réaction à une altercation impliquant un stadier.

« Une épreuve très dure » pour les détenus

De son côté, Aziz Wade décrit une expérience « très éprouvante », marquée notamment par l’annonce de leur placement en détention.

« À cet instant, nous avons immédiatement pensé à nos familles. Elles tentaient de nous joindre après la victoire du Sénégal, sans succès. C’était une situation extrêmement difficile », confie-t-il.

Il ajoute que certains d’entre eux avaient rapidement compris que leur situation allait se prolonger, malgré les tentatives de rassurance sur place.

Entre foi et résilience
Ibrahima Diop évoque, quant à lui, l’impact psychologique de cette détention, tout en soulignant sa volonté de rester fort.

« J’ai beaucoup pensé à ma famille, mais aussi aux liens spirituels entre le Sénégal et le Maroc, notamment à travers le tidjanisme.

Par moments, cela a été très difficile, mais j’ai essayé de garder espoir et de rassurer mes proches », témoigne-t-il.

Malgré les conditions difficiles, il affirme qu’ils n’ont pas subi de mauvais traitements, tout en rappelant que la privation de liberté reste une épreuve en soi.

Quinze supporters toujours détenus
Si ces trois supporters ont pu regagner le Sénégal, quinze autres restent incarcérés au Maroc, dans l’attente de purger leurs peines.

Une situation qui continue de susciter des réactions et de raviver les tensions autour de cette affaire.

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