ONU : Le jeu des vetos se précise dans la course à la succession de Guterres

La course à la succession d’António Guterres à la tête des Nations unies entre dans une phase décisive.
Les positions des cinq membres permanents du Conseil de sécurité : États-Unis, Chine, Russie, France et Royaume-Uni pourraient peser lourd dans le choix du prochain secrétaire général de l’ONU.
Selon le South China Morning Post, citant plusieurs sources diplomatiques, la Chine aurait écarté la candidature de Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), et se montrerait désormais plus favorable aux candidatures de la Costaricaine Rebeca Grynspan et de la Guyanaise Carolyn Rodrigues-Birkett.
De son côté, le New York Times rapporte que Washington aurait exprimé des réserves à l’égard de Carolyn Rodrigues-Birkett. Ces positions illustrent l’importance du pouvoir de veto des cinq membres permanents dans le processus de désignation.
Pour être recommandé par le Conseil de sécurité, un candidat doit obtenir au moins neuf voix sur quinze et ne faire l’objet d’aucun veto de l’un des cinq membres permanents.
Par ailleurs, la candidature de l’ancienne présidente du Chili, Michelle Bachelet, a été officiellement retirée le 21 septembre 2026.
Les récents scrutins informels (straw polls) montrent que la compétition reste ouverte entre plusieurs prétendants, notamment Rebeca Grynspan et Carolyn Rodrigues-Birkett.
À l’issue du processus, le Conseil de sécurité devra formuler une recommandation à l’Assemblée générale, qui procédera ensuite à la nomination du prochain secrétaire général.
António Guterres doit quitter ses fonctions le 31 décembre 2026, au terme de deux mandats à la tête des Nations unies.





