Tribunal de Thiès : Huit ans de prison requis contre quatre prévenus poursuivis pour actes contre nature et transmission du VIH

Le procureur de la République près le tribunal des flagrants délits de Thiès a requis une peine de huit ans de prison ferme contre quatre prévenus.
Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs, actes contre nature et transmission volontaire du VIH. À l’issue des débats, le ministère public a demandé au tribunal de les condamner à huit ans d’emprisonnement ferme. Le délibéré est fixé au 11 novembre 2026.
Selon les éléments présentés à l’audience, l’affaire a débuté le 17 octobre 2026, lorsque les policiers du poste de Nguinth ont mené une opération d’infiltration sur une application de rencontres entre hommes. Les enquêteurs auraient organisé des rendez-vous sous couverture afin d’identifier et d’interpeller les personnes ciblées.
À la barre, K. D a déclaré avoir fait connaissance avec un individu sur la plateforme avant de l’inviter à son domicile, où il aurait découvert qu’il s’agissait d’un policier. Les enquêteurs affirment avoir extrait de son téléphone des vidéos à caractère sexuel ainsi que des échanges de messages. Le dossier comporte également des accusations relatives à la transmission du VIH.
Les autres prévenus ont, de leur côté, avancé différentes explications concernant leur présence sur l’application. El. M L. Fall a notamment affirmé s’y être inscrit dans l’espoir d’obtenir un voyage à l’étranger. M. S. Diallo a, pour sa part, évoqué une démarche de sensibilisation, alors que des produits lubrifiants auraient été retrouvés à son domicile.
Après les réquisitions du ministère public et les débats, le tribunal a mis l’affaire en délibéré. La décision est attendue le 11 novembre 2026.




