Dette des pays en développement : Un niveau record de 9 400 milliards de dollars atteint en 2025

La dette extérieure des pays en développement a progressé de 5,5 % en 2025 pour atteindre le montant record de 9 400 milliards de dollars. C’est ce que révèle le Rapport sur la dette internationale 2026, publié ce jeudi 5 novembre par le Groupe de la Banque mondiale.
Cette hausse s’explique notamment par le retour des créanciers privés sur les marchés. Les émissions d’obligations publiques ont ainsi augmenté de 35 %, pour atteindre 251 milliards de dollars.
Dans les pays bénéficiaires des financements concessionnels de l’Association internationale de développement (IDA), l’endettement a progressé de 8,1 %, portant la dette à 1 300 milliards de dollars.
Les conditions d’emprunt restent toutefois particulièrement coûteuses. Les pays concernés supportent des taux d’intérêt moyens de 8,2 % auprès des créanciers privés et de 9,4 % sur les nouvelles émissions obligataires.
« Le retour des prêts privés vers les pays à revenu faible et intermédiaire est une bonne nouvelle, mais ces derniers empruntent davantage, paient plus et, dans bien des cas, consacrent moins de ressources au développement à long terme », souligne Haishan Fu, statisticienne en chef du Groupe de la Banque mondiale.
En 2025, les remboursements du principal et des intérêts ont atteint 1 400 milliards de dollars pour les pays à revenu faible et intermédiaire, soit une augmentation de 1,9 %. Parallèlement, les flux nets de financement à long terme ont connu un retournement important, passant de sorties de 118 milliards de dollars en 2024 à des entrées nettes de 45 milliards en 2025.
La Banque mondiale relève également que l’affaiblissement du dollar américain explique plus du quart de l’augmentation de 303 milliards de dollars de la dette publique. Entre 2022 et 2025, le coût du service de la dette a dépassé les nouveaux financements reçus de 436 milliards de dollars.
Face à des taux d’intérêt toujours élevés sur les marchés internationaux, plusieurs États multiplient les opérations de rachat d’obligations afin de réorganiser leurs échéances et d’alléger la pression sur leurs finances publiques.




