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Guinée : Plus de 8 000 orpailleurs burkinabè refoulés, Ouagadougou dénonce des traitements dégradants

Plus de 8 000 orpailleurs burkinabè ont été expulsés ou refoulés de Guinée à la suite d’une opération visant à mettre fin à l’orpaillage artisanal et illégal dans plusieurs zones du nord est du pays.

Accueillis au Mali dans l’attente de leur retour au Burkina Faso, ces ressortissants ont reçu la visite de leur ministre chargé de la Sécurité, Mahamadou Sana, qui dénonce les conditions de leur départ.

Selon les autorités burkinabè, l’opération aurait été menée sans préavis ni concertation avec les services diplomatiques de Ouagadougou. Le ministre Mahamadou Sana affirme que les ressortissants concernés ont subi des « traitements inhumains et dégradants », faisant état de blessés et même de morts.

Il regrette notamment que les autorités burkinabè n’aient pas été informées à l’avance, alors que le pays dispose d’une ambassade à Conakry et d’un consul honoraire. Selon lui, une communication préalable aurait permis de mieux organiser le retour des compatriotes dans des conditions dignes.

Pris en charge au Mali, les orpailleurs espèrent désormais bénéficier d’un accompagnement de leur gouvernement pour faciliter leur réinsertion socio-économique. Abdoul Kaboré, l’un des ressortissants refoulés, appelle les autorités burkinabè à soutenir les personnes concernées, qu’elles soient diplômées ou non, afin de leur permettre de reconstruire leur vie après avoir perdu une grande partie de leurs biens.

L’accueil réservé par les autorités et les populations maliennes a également été salué par les ressortissants burkinabè. Alimata Zongo, une Burkinabè vivant au Mali, a notamment souligné l’élan de solidarité manifesté à travers des dons de vivres, qu’elle considère comme une illustration de la coopération entre les pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES).

Pour organiser le retour des ressortissants, environ 200 bus auraient été mobilisés à Ouagadougou. De leur côté, les autorités guinéennes n’avaient pas encore réagi aux accusations formulées par le gouvernement burkinabè au moment de la publication de ces informations.

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