Le district sanitaire de Kébémer, dans la région de Louga, a enregistré 548 cas de syndrome digestif aigu évoquant une toxi-infection alimentaire collective (TIAC), dont 65 nouveaux cas. Ces chiffres figurent dans un rapport de situation arrêté ce vendredi 6 novembre 2026 à 10 heures.
Selon le médecin chef du district sanitaire, Taïrou Mbaye, l’état de santé des patients reste stable. « Tous les cas sont stables et certains sont déjà guéris. Aucun cas grave n’est actuellement suivi et aucun décès n’est rapporté », précise-t-il dans le document.
Le centre de santé de Kébémer concentre le plus grand nombre de patients, avec 321 cas, soit 58,6 % du total. Il est suivi de la clinique Serigne Saliou, qui en compte 90 (16,4 %).
Le poste de santé de Diamaguène a enregistré 48 cas, contre 30 à Thiolom Fall, 22 au Centre d’instruction des gendarmes auxiliaires (CIGA), 21 à Diokoul, 12 à la Maison d’arrêt et de correction (MAC), trois à Ndande et un à Lompoul.
Le rapport relève que deux structures, le centre de santé de Kébémer et la clinique Serigne Saliou, regroupent à elles seules 411 cas, soit 75 % des personnes recensées.
Il signale également des cas dans deux structures collectives fermées : 22 au CIGA et 12 à la MAC, soit 34 cas au total. Cette répartition « oriente vers une exposition commune à rechercher, notamment dans le cadre de la restauration collective », indique le médecin-chef.
Parmi les mesures prioritaires envisagées figurent l’identification d’une éventuelle exposition alimentaire commune, particulièrement au CIGA et à la MAC, le recensement des personnes exposées mais ne présentant aucun symptôme, ainsi que des prélèvements sur les patients, les aliments et l’eau.
Le district sanitaire prévoit également d’inspecter les lieux de préparation des repas et de restauration collective. La prise en charge des patients et les campagnes de sensibilisation sur l’hygiène alimentaire et hydrique seront maintenues.
Le prochain point de situation est attendu le 7 novembre 2026.




