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Accrochage avec des elements de Police au Stade Marius Ndiaye, l’international Senegalais de Basket Jean Jack Boissy se prononce

«J’ai vu beaucoup de stories circuler , beaucoup de choses sont dites et certaines sont sorties de leur contexte, des personnes qui étaient censées s’exprimer sont restées silencieuses.

Je respecte profondément les forces de l’ordre et le travail qu’elles font.

Je suis un fils de militaire et j’ai grandi au camp Leclerc dans le respect et la discipline. Dire que j’ai manqué de respect aux forces de l’ordre, c’est vraiment mal me connaitre.

Mais voici la vérité des faits.

Je suis sorti du match, il y avait une énorme foule encore présente dans l’enceinte du stade. Le téléphone de ma mère a été volé après le match, donc elle était à la porte d’attente que mon père vérifiait à l’intérieur que son téléphone n’y était pas

À mon arrivée, j’ai trouvé ma petite sœur en pleurs. Je lui ai demandé la raison. Elle m’a dit qu’un policier était en train de crier sur ma mère en disant : « Dégagez, dégagez », sans chercher à comprendre qu’elle attendait simplement le retour de mon père avec des informations sur le téléphone disparu (volé).

J’ai alors demandé respectueusement à un des agents si ce que j’avais entendu était vrai et que ce n’était pas respectueux de crier sur elle.

L’un d’eux m’a répondu : « Et si c’était le cas ? C’est toi qui va régler ça ? Que comptes-tu faire ? Pour qui te prends tu >>>

Je lui ai répondu que je ne cherchais pas à me disputer, mais que ce n’était pas respectueux de crier sur des personnes âgées

Je me suis ensuite retourné pour aller vers ma mère. À ce moment-là, un autre policier, qui ne faisait pas partie de la discussion initiale, a commencé à crier que je ne devais pas les interpeller, me demandant qui j’étais pour leur dire quoi faire.

C’est alors que l’un d’eux a attrapé mon t-shirt et un autre mes cheveux…

La foule s’est agrandie autour de moi et j’ai senti des personnes me toucher les poches. J’ai sorti mes téléphones pour les confier au policier qui, depuis le début, était conscient de la situation et essayait de calmer ses collègues.

Avec un autre chef, ils ont été compréhensifs, ont pris et gardé mes téléphones en sécurité avant de m’escorter hors de la foule vers le bus de l’équipe.

Je tenais à partager les faits tels qu’ils se sont réellement déroulés en précisant que certains hommes en tenue présents sur place ont été compréhensifs, ont tenté de m’aider avec mes téléphones et ont essayé de calmer la situation

Je pardonne. Mais je n’accepterai pas qu’on déforme l’histoire pour me faire passer pour ce que je ne suis pas.»

Jean-Jacques Boissy

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