Fonds politiques de 1,17 milliard FCFA : Ousmane Sonko dément et affirme n’avoir « jamais touché un franc »

Ousmane Sonko est sorti du silence ce dimanche pour apporter des précisions sur les fonds politiques d’un montant de 1,17 milliard de francs CFA qui lui sont attribués. L’ancien Premier ministre conteste notamment les accusations selon lesquelles il aurait sollicité une rallonge budgétaire à des fins personnelles.
Dans un exercice qu’il qualifie de « vérité », Ousmane Sonko affirme n’avoir jamais bénéficié personnellement de ces fonds. « Je n’ai jamais touché un franc de ces fonds. J’ai demandé à mon DAGE de ne jamais me donner le moindre franc sur les fonds, mais aussi de ne jamais remettre de l’argent en cash aux demandeurs », a-t-il déclaré.
Selon lui, les aides à caractère social devaient être directement réglées auprès des structures concernées. « Pour une ordonnance, il devait aller acheter à la pharmacie. Pour une facture d’hôpital, payer directement à la structure », a-t-il expliqué.
940,56 millions FCFA pour l’acquisition de 27 véhicules
Revenant sur les crédits supplémentaires évoqués, l’ancien Premier ministre a notamment cité une enveloppe de 940,560 millions de francs CFA destinée à l’acquisition de 27 véhicules auprès de l’Office national de recouvrement (ONR).
Ousmane Sonko explique avoir souhaité acquérir ces véhicules à moitié prix afin de réaliser une économie au profit de l’État. Il précise toutefois que les véhicules ont été livrés après son départ de la Primature.
D’autres dépenses ont également été évoquées, notamment 100 millions de francs CFA consacrés à la commémoration des tirailleurs de Thiaroye, 87 millions de francs CFA destinés à l’évaluation et à l’audit technique de la gestion des inondations, ainsi que 44 millions de francs CFA pour les travaux de remise aux normes du Building administratif.
L’ancien Premier ministre a également mentionné des dépenses liées au dédouanement et à la récupération de matériels.
À travers ces explications, Ousmane Sonko dit vouloir établir une distinction claire entre les aides sociales et les crédits destinés au fonctionnement de l’État, tout en rejetant toute accusation d’appropriation personnelle des fonds supplémentaires sollicités.


