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Dette du Sénégal : Le FMI voit un test grandeur nature pour le mécanisme du G20

Le traitement de la dette publique du Sénégal constitue un test majeur pour la nouvelle stratégie internationale de restructuration des dettes souveraines. C’est ce qu’a affirmé la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, qui se dit optimiste quant à l’issue du processus engagé par Dakar.

Le 6 octobre dernier, le Sénégal a tenu une première réunion avec ses créanciers, sous les bons offices du FMI. Cette rencontre marque une étape importante dans les efforts déployés par les autorités sénégalaises pour trouver une solution à la dette publique.

Lors d’une conférence de presse consacrée à l’agenda politique mondial, ce mercredi, Kristalina Georgieva a souligné l’importance de cette démarche. « Je suis plutôt optimiste.

Mes échanges avec les principaux créanciers indiquent que chacun comprend qu’il s’agit d’un test grandeur nature pour la stratégie que nous avons adoptée dans le cadre de la Table ronde mondiale sur la dette souveraine », a-t-elle déclaré.

À travers le cas sénégalais, le FMI entend ainsi évaluer l’efficacité du mécanisme international de traitement de la dette souveraine, notamment en matière de coordination entre les créanciers et de rapidité des négociations.

Mis en place en 2020 par le G20, le Cadre commun de traitement de la dette vise à faciliter la restructuration des dettes des pays confrontés à des difficultés financières, grâce à une approche coordonnée entre les créanciers officiels et privés.

Pour la directrice générale du FMI, l’enjeu est désormais de démontrer que ce dispositif a été amélioré et qu’il peut produire des résultats concrets dans des délais raisonnables.

« Vous avez entendu parler de cette stratégie. C’est notre première occasion de la mettre en pratique. Il est donc essentiel de démontrer que le Cadre commun du G20 est bel et bien amélioré et qu’il peut produire des résultats rapidement », a-t-elle insisté.

Le processus engagé par le Sénégal apparaît ainsi comme une étape décisive pour mesurer la capacité des mécanismes internationaux à répondre plus efficacement aux crises de la dette souveraine.

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