Afrique du Sud : Au moins 43 morts dans des assassinats présumés liés à la politique

Au moins 43 personnes ont été tuées en Afrique du Sud depuis le début de l’année dans des attaques présumées liées à la politique, selon un rapport de la Global Initiative Against Transnational Organized Crime (GI-TOC), publié à l’approche des élections municipales prévues le 4 novembre 2026.
Selon la base de données de l’organisation, 45 attaques à caractère politique avaient été recensées au 30 septembre. Elles ont notamment ciblé des responsables politiques, des conseillers de quartier, des membres d’organisations civiques et des chefs traditionnels.
Le bilan enregistré depuis janvier dépasse déjà le total annuel observé depuis 2015, année où la GI-TOC a commencé à suivre ces violences. L’organisation estime que les prochaines semaines pourraient rester particulièrement sensibles, alors que les rivalités politiques s’intensifient à l’approche du scrutin.
Le KwaZulu-Natal particulièrement touché
La majorité des attaques recensées ont eu lieu dans la province du KwaZulu-Natal, fief du MK Party (MKP) de l’ancien président Jacob Zuma. La province de Gauteng, qui abrite notamment Johannesburg, arrive ensuite avec dix attaques enregistrées.
Parmi les 43 victimes, 13 étaient affiliées à l’ANC, tandis que huit appartenaient au MKP, selon le rapport intitulé Bullets and Ballots.
Un scrutin sous tension
Les élections municipales du 4 novembre constituent un rendez-vous important pour les partis sud-africains, alors que l’ANC fait face à un recul de son soutien. Le parti, qui domine la vie politique du pays depuis la fin de l’apartheid en 1994, a perdu sa majorité parlementaire lors des élections nationales de 2024.
Le scrutin local de novembre sera ainsi suivi de près dans la perspective des prochaines élections nationales prévues en 2029, dans un contexte marqué par les débats sur les infrastructures, la criminalité et la corruption.

