Violences de 2021 à 2024 : Premières inculpations dans l’affaire Pape Abdoulaye Touré

Le dossier des violences survenues au Sénégal entre 2021 et 2024 connaît ses premiers développements judiciaires. Ce mardi 22 septembre, les juges des premier et deuxième cabinets du tribunal de Dakar ont procédé aux premières inculpations des quatre personnes interpellées dans le cadre de l’enquête ouverte après la plainte de Pape Abdoulaye Touré, qui affirme avoir été victime d’actes de torture.
Selon les informations rapportées par Seneweb, les personnes concernées sont Guindo Traoré et Djibril Diaw, présentés comme d’anciens vigiles employés chez l’ex-ministre de la Jeunesse Pape Malick Ndour, ainsi que les agents de sécurité du COUD **Amadou Tidiane Cissé**, dit «Kabakrou», et Djibril Guèye.
Le dossier a pris une nouvelle dimension avec l’ouverture d’une information judiciaire et la co saisine des juges des premier et deuxième cabinets, sur décision du procureur de la République. Les premières auditions ont ainsi débuté ce mardi.
Djibril Guèye placé sous mandat de dépôt
Premier à comparaître, Djibril Guèye s’est présenté à 15 h 42 devant le juge du premier cabinet. À l’issue de son interrogatoire, il a été inculpé pour association de malfaiteurs, crime contre l’humanité commis sur la période du 1er février 2021 au 25 février 2024 et torture.
Suivant le réquisitoire du procureur de la République, qui avait demandé son placement en détention, le juge a ordonné son placement sous mandat de dépôt.
Guindo Traoré placé sous contrôle judiciaire
À 16 h 52, Guindo Traoré a à son tour comparu devant le magistrat. Il a été inculpé des mêmes chefs que Djibril Guèye.
Toutefois, contrairement à l’agent du COUD, il a été remis en liberté sous contrôle judiciaire.
Le sort de deux autres suspects attendu
Les deux autres personnes mises en cause, Djibril Diaw et Amadou Tidiane Cissé, dit « Kabakrou », n’ont pas encore été fixées sur leur sort. Leur inculpation a été reportée à mercredi et ils font l’objet d’un retour de parquet.
L’enquête, qui porte plus largement sur les violences enregistrées entre 2021 et 2024, se poursuit. D’autres interpellations pourraient intervenir dans les prochains jours, selon des sources citées par Seneweb.
Le bilan humain attribué à cette période fait état de plus de 80 morts, selon les éléments rapportés dans le cadre de cette affaire.



