FDR : Le gouvernement attaqué devant la Cour suprême pour non-respect du Code électoral

Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) a annoncé, vendredi 21 août 2026, avoir saisi la Cour suprême d’un référé contre ce qu’il considère comme un refus du gouvernement de respecter certaines dispositions du Code électoral.
Face à la presse, le nouveau coordonnateur du FDR, Modou Diagne Fada, a indiqué que la requête avait été déposée dans la matinée. Selon lui, cette démarche vise à dénoncer « le refus manifeste du gouvernement de respecter le Code électoral ».
L’ancien ministre estime que cette situation porte notamment atteinte au droit des Sénégalais de choisir, dans les délais prévus par la loi, leurs conseils territoriaux.
Modou Diagne Fada reproche également au gouvernement de ne pas avoir donné suite aux démarches entreprises par le FDR sur cette question. Il rappelle que le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique avait été saisi par le Front dans une lettre datée du 6 mars 2026.
« En ne respectant en la matière aucune des prescriptions de la loi électorale, en dépit de la saisine du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique par une lettre datée du 6 mars 2026, le gouvernement ne viole pas seulement les règles de l’État de droit. Il manifeste en même temps tout le mépris qu’il a pour les Sénégalaises et les Sénégalais », a-t-il déclaré.
Le coordonnateur du FDR affirme par ailleurs que le ministre chargé des Élections avait l’obligation, au plus tard le 20 août 2026, de signer l’arrêté fixant le montant de la caution pour les élections territoriales, après concertation avec les acteurs politiques. Or, déplore-t-il, cette formalité n’aurait pas été accomplie et aucune explication officielle n’aurait été fournie.
Pour le FDR, cette situation s’apparente ainsi à un « report de fait » des élections territoriales, qui devraient, selon le Front, se tenir au plus tard le 17 janvier 2027.
Au-delà de la question électorale, l’opposition estime que cette affaire traduit une crise politique plus profonde. Le FDR dénonce notamment une « guerre de leadership » qui, selon lui, « prend en otage la République ».
Le Front accuse enfin le régime de s’inscrire dans une « pratique dangereuse », fondée sur le « fait accompli » et sur un « mépris organisé des textes », alors que les autorités ont, selon lui, la responsabilité de garantir leur respect.



