Harcèlement sexuel présumé au Mondial 2026 : Abdoulaye Saydou Sow dévoile les raisons du rapatriement du cuisinier des Lions
Le secrétaire général de la Fédération sénégalaise de football, Abdoulaye Saydou Sow, est revenu pour la première fois sur la gestion de l’affaire de harcèlement sexuel présumé impliquant le cuisinier de l’équipe nationale lors de la Coupe du monde 2026 aux États Unis.
Invité de l’émission « Point de vue » sur la RTS ce dimanche, il a expliqué les circonstances qui ont conduit la FSF à décider du rapatriement de l’intéressé, une mesure qu’il juge nécessaire pour préserver la sérénité du groupe et protéger l’image du Sénégal.
Selon Abdoulaye Saydou Sow, certaines publications de presse ont alimenté des interprétations erronées alors que, selon lui, la fédération a agi dans l’intérêt supérieur du pays.
« Sur cette histoire du cuisinier des Lions, des articles de presse sont parus et des insinuations ont été distillées. Pourtant, les Sénégalais devraient féliciter le président Abdoulaye Fall et moi-même pour avoir protégé l’honneur et la dignité du Sénégal », a-t-il déclaré.
Le secrétaire général de la FSF affirme que les dirigeants ont été alertés de faits qu’ils ont assimilés à un acte de harcèlement sexuel.
Face à cette situation, ils ont choisi d’agir rapidement afin d’éviter une éventuelle intervention des autorités américaines.
« Il y a eu un acte assimilé à du harcèlement sexuel.
Lorsque nous avons été informés, avec des faits bien précis, fallait-il attendre que la police américaine vienne menotter l’un de nos collaborateurs avant d’agir ? », s’est-il interrogé.
Une décision prise en concertation avec les autorités
Abdoulaye Saydou Sow a précisé que la décision de rapatrier le cuisinier avait été prise après concertation avec le président de la FSF, Abdoulaye Fall, alors en déplacement au Mexique, ainsi qu’avec des responsables de l’État du Sénégal.
« Il fallait prendre des mesures, notamment faire revenir le cuisinier au pays. Cette décision a été prise en concertation avec le président de la fédération, qui se trouvait au Mexique, mais également avec des responsables de l’État », a-t-il expliqué.
Selon lui, cette mesure a permis de préserver « la quiétude et l’équilibre » du groupe durant la compétition tout en évitant que cette affaire ne ternisse l’image du Sénégal.
Des différences culturelles mises en avant
Le responsable fédéral a également évoqué les différences entre les normes sociales sénégalaises et la législation américaine en matière de harcèlement.
« Nous n’avons pas les mêmes cultures ni les mêmes civilisations.
Certaines attitudes qui peuvent paraître anodines au Sénégal sont considérées comme du harcèlement aux États-Unis », a-t-il affirmé.
À titre d’exemple, il a indiqué qu’« au Sénégal, on peut plaisanter avec une femme, échanger de manière familière ou lui tapoter l’épaule, alors qu’aux États-Unis, ce type de comportement peut être qualifié de harcèlement.
C’est exactement ce qui s’est passé », a-t-il soutenu.
Enfin, Abdoulaye Saydou Sow a révélé que la FSF avait anticipé ce type de situation en mettant en place, avant le début de la compétition, un dispositif spécifique, notamment avec la désignation d’une agente chargée d’accompagner la délégation sur les questions liées à la vie du groupe et au respect des règles en vigueur dans le pays hôte.



