Coupe du monde 2026 : Rudi Völler rejette l’idée d’un boycott et appelle à rester concentré sur le football

Le directeur de l’équipe nationale d’Allemagne, Rudi Völler, s’est exprimé sur les appels au boycott du mondial 2026 organisée aux États Unis ainsi que sur les controverses politiques entourant le pays hôte.
L’ancien international allemand a clairement affiché son opposition à toute idée de boycott. Selon lui, cette démarche ne constitue pas une solution efficace et pénalise avant tout les sportifs et les supporters.
« J’ai toujours pensé qu’un boycott était une mauvaise idée. Déjà dans les années 1980, j’étais opposé au boycott des Jeux olympiques. Cela n’a rien changé à l’époque et je pense toujours la même chose aujourd’hui », a-t-il déclaré.
Pour Völler, les événements sportifs doivent être distingués des débats politiques, même s’il reconnaît que certaines situations peuvent susciter des interrogations.
« Au final, ce sont les athlètes et les spectateurs qui en pâtissent, sans que cela ne règle les problèmes », a-t-il ajouté, tout en espérant que le tournoi se déroulera dans le calme et offrira un grand spectacle.
Le cas Omar Artan jugé “regrettable”
Interrogé sur la situation de Omar Artan, qui n’aurait pas été autorisé à entrer sur le territoire américain, Rudi Völler a reconnu son incompréhension face à cette affaire.
« J’aurais préféré qu’il en soit autrement. Nous avons tous entendu parler de cette situation et ce n’est pas agréable à lire », a-t-il confié, précisant toutefois ne pas connaître les raisons exactes de cette décision.
Le responsable allemand a estimé que cette affaire était « regrettable », tout en soulignant que son équipe n’avait aucun moyen d’influer sur ce type de décisions.
« Nous voulons jouer au football »
Malgré les polémiques, Völler insiste sur la nécessité pour la sélection allemande de rester focalisée sur ses objectifs sportifs.
« Nous sommes ici pour disputer une Coupe du monde et nous voulons jouer au football. Cela ne signifie pas que nous ignorons les questions politiques, mais nous ne sommes pas les mieux placés pour apporter des réponses à ces problèmes », a-t-il expliqué.
Conscient que d’autres controverses pourraient émerger durant le tournoi, le dirigeant allemand préfère se concentrer sur le terrain : « Mon intuition me dit que ce ne sera probablement pas la dernière polémique.
Nous allons rester concentrés sur le football et essayer de réussir une grande Coupe du monde. »
Anne DOUCET



