Histoire Seydi Ahmed Sy : Le destin héroïque du fils aîné de El Hadj Malick Sy disparu à la bataille de Salonique en 1916

Fils ainé de El Hadj Malick Sy (RTA) et de Sokhna Rokhaya Ndiaye (RTA), Seydi Ahmed Sy (RTA) naquit en 1883 a Saint Louis du Sénégal.
Il grandit sous l’ombre de son pere qu’il avait très tôt commence à accompagner dans nombre de ses deplacements a travers le pays.
Seydi Ahmed Sy (RTA) fut surtout connu pour son érudition très précoce, pour son ardeur au travail ainsi que par son sens très poussé des responsabilités : Il accomplissait toujours la plus grosse part du travail aux champs et assimilait ses lecons le premier.
Seydi Ahmed Sy était à la fois l’intendant et le confident de son père qui avait beaucoup d’estime et de considération à son égard.
Bien avant les évènements de 1914, et comme pour préparer sa succession, Seydi El Hadj Malick Sy avait un jour fait parvenir à Seydi Ahmed Sy un document contenant des secrets très importants.
Au jeune Babacar qui avait présenté ledit document à son frère ainé Seydi Ahmed celui ci répondit: » Notre vénéré père vous a dit de me remettre ce document si important. Mais je vous le retourne car il vous revient.
Mon destin est de partir et je ne serais pas l’héritier. Notre père a fait son devoir, mais Dieu le veut autrement ».
Lors de son dernier entretien avec Serigne Babacar Sy, Seydi Ahmed n’avait pas manqué de formuler de ferventes prières en faveur de celui qui allait devenir le premier et digne Khalife de Maodo: Au revoir! Oh toi fils de Malick.
Que le maitre du trône te protège a l’intérieur (batinan) comme a l’extérieur (Zahiran). Qu’il te protège de tous les méfaits des campagnes comme des villes. Que ton élévation vers le sommet ne soit jamais interrompue…
Lorsque les évènements de 1914 (La Première Guerre Mondiale) éclatèrent, Seydi Ahmed était déjà marié et père de deux filles (Mame Fama et Safiétou Sy).
Mais il continuait toujours de vivre auprès de son père qu’il secondait et assistait efficacement dans tous les domaines.
Et cela devait durer jusqu’au jour où Seydi El Hadj Malick Sy fut amené à prendre la décision que l’on sait car disait le Sage Maodo lorsque l’autorité coloniale était en quête d’hommes pour apporter un soutien à la France, il disait :
» Ces hommes que voici m’ont été confié par leurs parents afin de leur apprendre les enseignements islamiques, celui là c’est mon fils j’ai déjà fini de lui inculquer le savoir je préfère le donner plutôt que donner le fils des autres ».
Son incorporation dans l’armée française lors de la première guerre mondiale Durant laquelle il disparut à la bataille de Salonique en Grèce en 1916.


