Affaire Aziz Dabala et Waly Le juge ordonne des prélèvements ADN pour faire avancer l’enquête
Un nouveau tournant judiciaire a été franchi dans l’affaire du double meurtre Aziz Dabala - Waly.

Le juge du deuxième cabinet du tribunal de Pikine-Guédiawaye, en charge de l’instruction, a ordonné des prélèvements ADN sur plusieurs personnes impliquées dans le dossier.
Selon des informations concordantes, les échantillons collectés seront comparés aux traces relevées sur la scène de crime, dans le but d’établir d’éventuels liens matériels entre les suspects et les faits.
Dans ce cadre, Marième Lèye (33 ans), alias « Nabou Lèye », son accusateur Mamadou Lamine Diaw, ainsi que d’autres suspects placés sous mandat de dépôt, ont été conduits dans les locaux de la Division des investigations criminelles (DIC) pour y subir ces prélèvements.
Le chanteur Tarba Mbaye, précédemment arrêté puis libéré sans inculpation, a également été convoqué par la police technique et scientifique et soumis aux mêmes tests.
Des accusations graves et contestées
Pour rappel, Mamadou Lamine Diaw, connu sous le nom de Modou Lô, avait affirmé lors de son audition au fond que Nabou Lèye et Tarba Mbaye lui auraient proposé la somme de deux millions de FCFA pour « éliminer » Aziz Dabala, qui aurait détenu un sextape compromettant les impliquant.
Il a déclaré n’avoir perçu que 500 000 FCFA et soutenu que, le soir des faits, les deux mis en cause l’attendaient dans un véhicule. Selon ses dires, il aurait neutralisé Aziz Dabala et Waly, avant que ceux-ci ne soient « achevés » par ses présumés complices.
Des accusations fermement rejetées par Marième Lèye, dont le contrôle judiciaire a toutefois été révoqué. De son côté, Tarba Mbaye, interpellé à l’Aéroport international Blaise-Diagne (AIBD), a également nié toute implication. Il a ensuite été autorisé à quitter le territoire après restitution de son passeport, sans être inculpé à ce stade.
L’enquête se poursuit afin de faire toute la lumière sur cette affaire particulièrement sensible.
Avec liberaton


