Succession en Iran : deux favoris et l’hypothèse d’une direction collégiale

Après l’annonce de la mort de Ali Khamenei, la question de sa succession agite les cercles du pouvoir iranien. Deux noms émergent avec insistance.
Le premier est Mojtaba Khamenei, fils du Guide suprême défunt. Réputé proche des Corps des Gardiens de la révolution islamique, il disposerait de solides réseaux au sein de l’appareil sécuritaire et politique.
Toutefois, certains courants du régime redoutent qu’une telle désignation n’alimente les critiques sur une possible dérive vers une forme de monarchie héréditaire. À ce stade, il apparaît néanmoins comme l’un des candidats les mieux positionnés en termes d’influence interne.
Le second prétendant est Sadegh Amoli Larijani, ancien chef du pouvoir judiciaire et membre influent du Conseil des gardiens. Il bénéficie d’une légitimité reconnue au sein du clergé, même si son ancrage auprès des forces de sécurité serait moins marqué que celui de son rival.
Enfin, une troisième option est évoquée : la mise en place d’une direction collégiale temporaire, décidée par les autorités religieuses, notamment en période de crise ou de conflit.
La décision finale reviendra aux instances compétentes du régime, dans un contexte particulièrement sensible.
Maguatte BA




