ACTUALITESINTERNATIONAL

France : Le suspect de Trappes reconnaît un mobile raciste

Le suspect de l’attaque meurtrière survenue à Trappes, en région parisienne, a reconnu avoir ciblé spécifiquement des personnes qu’il associait aux communautés musulmane, africaine et nord-africaine. L’annonce a été faite jeudi 29 octobre par Olivier Christen, procureur national antiterroriste.

Âgé de 39 ans, Kévin T. avait reconnu être l’auteur des tirs qui ont coûté la vie à un homme de 26 ans, le vendredi 23 octobre, tout en niant jusqu’alors toute motivation raciste. Selon le parquet national antiterroriste, il a également admis avoir prémédité son action, mais continue de rejeter toute intention terroriste.

Au total, huit personnes ont été touchées par cette attaque, qui a fait un mort et sept blessés à Trappes et à La Verrière. Parmi les victimes figure une fillette de 11 ans. Selon le procureur, trois blessés sont toujours hospitalisés, dont un dont le pronostic vital demeure engagé.

L’enquête a également révélé la présence de cannabis et de cocaïne dans le sang du suspect au moment des faits. Les perquisitions à son domicile ont permis de découvrir des armes, des éléments de piégeage ainsi que des documents et des autocollants aux références nationalistes et d’extrême droite.

Mis en examen pour assassinats et tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste, avec une circonstance aggravante liée à l’appartenance réelle ou supposée des victimes à une ethnie, une nation ou une religion, le suspect doit être présenté à un juge des libertés et de la détention, qui statuera sur son placement en détention provisoire.

Cette attaque a suscité une vive émotion en France et relancé le débat sur le racisme et les discours de haine. Des rassemblements ont été organisés en soutien aux victimes et à leurs proches.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page