Cherté de la vie : Ousmane Sonko interpelle le gouvernement sur la hausse du coût de la vie

Le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a appelé, ce lundi 19 octobre 2026, le gouvernement à prendre davantage en compte les difficultés des populations face à la cherté de la vie et du carburant. Lors d’une conférence de presse organisée à l’issue d’un conclave de son parti, Pastef, il a dénoncé le poids des charges qui pèsent sur les ménages sénégalais.
« Chaque jour, on entend qu’il y a des gens qui n’arrivent plus à s’en sortir, que la vie est dure. Il faut avoir pitié du peuple sénégalais au lieu de lui imposer des fardeaux », a déclaré Ousmane Sonko.
Le leader de Pastef a particulièrement critiqué les prix des carburants, dont les dernières hausses sont entrées en vigueur le 15 août 2026. Le gouvernement avait justifié cette décision par les tensions sur les marchés internationaux du pétrole, notamment dans le contexte de la crise au Moyen-Orient et des perturbations liées au détroit d’Ormuz, par lequel transite une part importante de la consommation mondiale de pétrole.
Pour Ousmane Sonko, ces justifications ne suffisent pas à expliquer le niveau élevé des prix pratiqués au Sénégal. Il estime que la fiscalité appliquée aux produits pétroliers contribue à renchérir le coût du carburant par rapport à plusieurs pays de la sous-région.
« Nous, au Sénégal, sommes parmi ceux qui taxent le plus en Afrique de l’Ouest. C’est pour cela que notre carburant est plus cher que dans les autres pays », a-t-il affirmé.
À l’appui de son argumentaire, le président de l’Assemblée nationale a évoqué le classement du Sénégal en matière de prix des carburants. Selon les chiffres qu’il a cités, le pays figurerait parmi les plus chers du continent pour le diesel, tandis que certains États enclavés, notamment le Burkina Faso, afficheraient des prix plus bas malgré leurs contraintes d’approvisionnement.
Les prix du carburant au cœur des critiques
Pour rappel, les prix à la pompe ont augmenté le 15 août 2026. Le litre de supercarburant est passé à 990 FCFA, après une hausse de 70 FCFA, tandis que celui du gasoil a atteint 755 FCFA, soit une augmentation de 75 FCFA.
Les autorités avaient notamment invoqué la flambée des cours mondiaux du pétrole et la nécessité de préserver les équilibres des finances publiques.
Face à cette situation, Ousmane Sonko appelle à une meilleure prise en compte du pouvoir d’achat des Sénégalais. Ses déclarations relancent ainsi le débat sur la fiscalité des produits pétroliers, le coût de la vie et les mesures que l’État peut mettre en œuvre pour soulager les ménages.




