FIFA : L’Union belge refuse de soutenir la candidature de Gianni Infantino

L’Union royale belge des sociétés de football association (URBSFA) a annoncé ce lundi qu’elle ne soutiendrait pas la candidature de Gianni Infantino à sa réélection à la présidence de la FIFA.
Dans un communiqué, la fédération belge explique que cette décision repose principalement sur deux dossiers, pour lesquels elle estime ne pas avoir obtenu suffisamment de réponses ni de garanties en matière de transparence et de gouvernance.
Le premier concerne le projet FIFA Forward Enterprise, finalement abandonné par l’instance mondiale. Ce projet prévoyait notamment l’ouverture à des investisseurs privés d’une structure destinée à gérer certaines activités commerciales et événementielles de la FIFA, notamment autour de la Coupe du monde.
L’URBSFA estime que plusieurs décisions et évaluations liées à ce dossier n’ont pas été suffisamment justifiées. La fédération belge indique également rester en accord avec l’UEFA et réclame davantage de précisions sur le processus décisionnel et les suites données à cette initiative.
L’affaire Folarin Balogun au cœur des critiques
Le deuxième dossier concerne l’affaire Folarin Balogun, survenue lors de la Coupe du monde 2026 organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique.
L’attaquant américain avait été autorisé à participer au huitième de finale contre la Belgique malgré une expulsion lors du tour précédent. Cette décision, intervenue dans un contexte marqué par un échange téléphonique entre le président américain Donald Trump et Gianni Infantino, a suscité des interrogations au sein de la fédération belge.
L’URBSFA affirme avoir demandé des explications à la FIFA sur les circonstances ayant conduit à cette décision, mais estime ne pas avoir reçu de réponses satisfaisantes à ce jour.
La fédération belge compte d’ailleurs demander que ce dossier soit inscrit à l’ordre du jour de la prochaine réunion du Conseil de la FIFA, prévue le 15 octobre. Sa présidente, Pascale Van Damme, siège au sein de cette instance.
Dans sa déclaration, cette dernière assure que l’URBSFA continuera à plaider pour davantage de transparence, une gouvernance solide et des procédures plus claires au sein du football mondial.
La décision de la Belgique constitue ainsi un nouveau signal critique à l’égard de Gianni Infantino, qui brigue un nouveau mandat à la tête de la FIFA.



