Gamou 2026 : Face au risque de diphtérie, le ministère de la Santé renforce la surveillance épidémiologique

À l’approche du Gamou, prévu le 25 août, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique renforce son dispositif de surveillance des maladies à potentiel épidémique. Les zones susceptibles d’accueillir d’importants rassemblements religieux sont particulièrement concernées, notamment Tivaouane, Kaolack et plusieurs localités du Fouta.
L’objectif est de détecter rapidement toute alerte sanitaire et d’apporter une réponse adaptée, dans un contexte d’hivernage propice à la propagation de certaines maladies.
« C’est un dispositif qui a été renforcé en termes de surveillance des maladies à potentiel épidémique », a expliqué le docteur Boli Diop, chef de la division de la surveillance épidémiologique au ministère de la Santé et de l’Hygiène publique.
Selon lui, le dispositif a été renforcé à plusieurs niveaux, notamment dans les régions, les districts sanitaires et les foyers religieux appelés à accueillir les fidèles à l’occasion du Gamou.
Cette surveillance repose également sur l’implication des acteurs communautaires déjà formés à la détection des événements sanitaires inhabituels.
« À travers nos acteurs communautaires que nous avons déjà formés, aussi bien sur la surveillance basée sur les événements que sur la surveillance basée sur les indicateurs, ils sont aptes à identifier les alertes et à remonter l’information au niveau des structures de santé », a-t-il précisé.
Ces remontées doivent permettre aux services sanitaires d’intervenir rapidement en cas de menace épidémique. « On ne va pas attendre d’avoir l’épidémie pour riposter », a insisté le docteur Boli Diop.
En parallèle de la surveillance, le ministère mise sur la prévention et la sensibilisation des populations. Des messages sont diffusés dans les différentes zones concernées afin d’encourager les fidèles à adopter des comportements permettant de limiter les risques sanitaires.
« Il y a une campagne de sensibilisation en amont qui est menée pour amener les populations à adopter des comportements qui puissent permettre d’éviter l’apparition de ces maladies à potentiel épidémique dans un contexte d’hivernage », a souligné le responsable de la surveillance épidémiologique.
La vigilance est également renforcée face à la diphtérie, une maladie qui fait l’objet d’une surveillance particulière au Sénégal. Le ministère a notamment mis à la disposition des acteurs des outils destinés à faciliter le signalement des cas suspects.
« Aussi, il y a la diphtérie au Sénégal, on a sorti des fiches de signalement de ces maladies pour permettre aux acteurs de faire des signalements », a indiqué le docteur Boli Diop.
Pour rappel, douze cas de diphtérie ont été confirmés le 20 août 2026 dans les districts sanitaires de Saraya (6) et de Kédougou (6).
Les cas concernent six garçons et six filles âgés de 4 à 13 ans. Six nouveaux cas avaient également été recensés les 18 et 19 août, tandis que deux décès ont été signalés, dont un confirmé post mortem.




