ONU : Macky Sall face à un nouveau test dans la course à la succession d’António Guterres

Le Conseil de sécurité des Nations unies doit procéder, ce vendredi 21 août 2026, à un deuxième vote indicatif dans le cadre du processus de désignation du successeur d’António Guterres, dont le mandat s’achève le 31 décembre 2026. Huit candidats sont actuellement en lice, dont l’ancien président du Sénégal, Macky Sall.
Réunis à huis clos à New York, les 15 membres du Conseil de sécurité sont appelés à se prononcer anonymement sur chacun des candidats à travers trois options : « encourage », « décourage » ou «sans opinion».
Ce scrutin informel permet de mesurer le rapport de forces et d’identifier progressivement les candidatures susceptibles de recueillir le plus de soutien.
Lors du premier vote indicatif, organisé le 30 juillet dernier, la Costaricienne Rebeca Grynspan était arrivée en tête. Elle demeure l’une des favorites dans une compétition marquée par plusieurs candidatures issues d’Amérique latine et des Caraïbes.
Macky Sall face à une concurrence relevée
Ancien président du Sénégal, Macky Sall porte l’une des principales candidatures africaines dans cette course diplomatique. Il est notamment confronté à Rebeca Grynspan, Rafael Grossi, Michelle Bachelet, María Fernanda Espinosa, Carolyn Rodrigues-Birkett, Olara Otunnu et Ivonne A-Baki, qui a rejoint la compétition en août.
La bataille s’annonce particulièrement disputée. Au-delà de l’équilibre géographique, la possibilité de voir une femme accéder pour la première fois au poste de secrétaire générale de l’ONU constitue également un enjeu majeur.
Le poids des cinq membres permanents
La désignation du prochain secrétaire général reste largement tributaire des positions des cinq membres permanents du Conseil de sécurité : Les États Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume Uni.
Pour être recommandé à l’Assemblée générale, un candidat doit obtenir au moins neuf voix au Conseil de sécurité et ne faire l’objet d’aucun veto de la part de l’un des cinq membres permanents.
Le vote indicatif de ce vendredi ne permettra donc pas de désigner directement le futur secrétaire général. Il constitue une nouvelle étape dans le processus et devrait surtout permettre de mieux cerner les rapports de force.
Certains candidats disposant d’un soutien limité pourraient ainsi être amenés à revoir leur stratégie, voire à se retirer.
Pour Macky Sall, ce deuxième scrutin représente donc un rendez-vous important. Son résultat permettra de mesurer le niveau de soutien dont bénéficie sa candidature au sein du Conseil de sécurité et de déterminer si l’ancien président sénégalais parvient à s’imposer dans une course qui pourrait encore connaître plusieurs rebondissements.



