Afrique du Sud : La police met en garde les personnes hébergeant des immigrés en situation irrégulière

A l’approche des manifestations prévues le 30 juin, les autorités sud-africaines renforcent considérablement leur dispositif de sécurité, notamment dans la province du Gauteng.
Le commissaire de police du Gauteng, Tommy Mthombeni, a averti que les poursuites ne concerneront pas uniquement les personnes en situation irrégulière.
Les citoyens sud africains qui louent sciemment des logements, des locaux commerciaux ou des « spaza shops » à des étrangers sans papiers s’exposent également à des arrestations et à de lourdes sanctions financières.
Pour assurer la surveillance des manifestations, les forces de l’ordre déploieront un important dispositif technologique comprenant plus de 33 000 caméras, des drones, des hélicoptères de police ainsi que des moyens de renseignement avancés.
Les autorités ont également prévenu que toute personne impliquée dans des actes de violence, de vandalisme, d’intimidation ou de pillage pourra être identifiée, même après les événements, grâce aux images de vidéosurveillance et aux enquêtes menées par les services de sécurité.
Tout en rappelant que le droit de manifester est garanti par la loi, le gouvernement sud-africain insiste sur le fait que la xénophobie, les violences et toute forme de justice populaire ne seront tolérées sous aucun prétexte.
La province du Gauteng est ainsi placée sous haute surveillance afin de protéger les populations, les entreprises et de prévenir tout débordement lors des mobilisations annoncées pour le 30 juin.


