Hantavirus : symptômes, modes de transmission et risques liés à cette maladie surveillée de près

Les autorités sanitaires internationales suivent avec attention plusieurs cas graves potentiellement liés à un hantavirus, détectés récemment à bord d’un bateau de croisière dans l’Atlantique. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué que des investigations sont toujours en cours afin de déterminer l’origine exacte des contaminations.
Peu connu du grand public, l’hantavirus appartient à une famille de virus pouvant provoquer des formes graves, parfois mortelles.
Une contamination principalement liée aux rongeurs
Contrairement à d’autres virus, les hantavirus se transmettent rarement entre humains. Selon les spécialistes, la contamination survient principalement au contact de rongeurs infectés, notamment les souris sauvages, rats ou campagnols.
Le virus est présent dans leur urine, leur salive ou leurs excréments. Lorsque ces substances sèchent, elles peuvent se transformer en fines poussières contaminées qui deviennent dangereuses lorsqu’elles sont inhalées.
Les risques augmentent notamment lors du nettoyage de lieux fermés depuis longtemps comme des granges, cabanes, bâtiments abandonnés ou zones forestières.
Quels sont les symptômes ?
Les premiers symptômes ressemblent souvent à ceux d’une grippe :
forte fièvre ;
fatigue importante ;
douleurs musculaires ;
maux de tête.
Mais l’état du patient peut ensuite se dégrader rapidement.
Dans certaines formes observées surtout sur le continent américain, le virus attaque les poumons et peut provoquer :
de graves difficultés respiratoires ;
un œdème pulmonaire ;
une détresse respiratoire aiguë.
Selon les Centers for Disease Control and Prevention, près de 38 % des cas sévères de syndrome pulmonaire à hantavirus peuvent être mortels.
En Europe et en Asie, les hantavirus provoquent plus fréquemment des atteintes rénales appelées « fièvre hémorragique avec syndrome rénal », pouvant entraîner une insuffisance rénale aiguë.
Aucun traitement spécifique à ce jour
À l’heure actuelle, il n’existe ni vaccin spécifique ni traitement antiviral capable d’éliminer directement le virus.
Les autorités sanitaires insistent donc sur la prévention :
éviter le contact avec les rongeurs ;
porter des protections adaptées lors du nettoyage de lieux fermés ;
limiter l’exposition aux poussières suspectes.
Découvert pendant la guerre de Corée dans les années 1950, le virus tire son nom de la rivière Hantaan, située entre les deux Corées.
François NDIAYE



