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Mandat de dépôt confirmé pour Pape Malick Ndour : La défense dénonce une décision « contraire aux principes du droit »

La Cour suprême a confirmé le mandat de dépôt visant Pape Malick Ndour, mettant fin à son placement sous contrôle judiciaire. L’ancien ministre devrait ainsi être incarcéré dans les prochains jours, conformément à la décision rendue.

Réagissant à cette évolution, son avocat, Me Omar Youm, a exprimé sa profonde incompréhension et son désarroi. Il estime que cette décision va à l’encontre des principes fondamentaux du droit, évoquant « une justice qui met la détention au-dessus de la liberté ».

Il rappelle que, selon les règles juridiques, la liberté doit rester le principe, et la détention l’exception.

Pour étayer son argumentation, la défense invoque les dispositions du droit pénal ainsi que les engagements internationaux du Sénégal, notamment la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, qui encadre strictement les mesures privatives de liberté.

Me Youm souligne qu’une détention ne peut être décidée que si elle est nécessaire et proportionnée aux besoins de l’instruction.

Sur le fond du dossier, l’avocat affirme que son client n’a jamais été mis en cause dans les rapports administratifs, notamment ceux de l’Inspection générale des finances ou de la Cour des comptes du Sénégal.

Il soutient que les faits reprochés reposeraient sur un rapport d’expertise contesté, établi dans le cadre d’une procédure impliquant d’autres responsables.

Selon la défense, certaines accusations découleraient de confusions, notamment autour de paiements supposés liés à des retenues de garantie ou à des avances de démarrage.

Me Youm affirme que Pape Malick Ndour n’a jamais ordonné de tels paiements et qu’il a, au contraire, sollicité des vérifications administratives.

Malgré ces arguments, le pourvoi introduit par la défense a été rejeté, rétablissant pleinement la décision ordonnant le mandat de dépôt. Une issue que Me Youm juge injustifiée, estimant qu’aucun fait pénalement répréhensible n’a été clairement établi contre son client.

L’avocat a toutefois exprimé l’espoir que le juge d’instruction, désormais saisi à nouveau du dossier, procède à une appréciation souveraine des faits et renonce à toute mesure de détention.

«Pape Malick Ndour n’a absolument rien fait», a-t-il insisté, dénonçant une confusion entre responsabilité administrative et responsabilité pénale.

Avec Emedia

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