Grève des transporteurs : 72 heures de plus, le bras de fer s’intensifie
La crise s’enlise dans le secteur du transport au Sénégal. La Fédération des routiers a décidé de prolonger son mouvement de grève de 72 heures supplémentaires, à compter de ce vendredi, malgré les nombreux appels à l’apaisement.

Réunis à Dakar lors d’une rencontre stratégique regroupant des représentants des 14 régions, les acteurs du secteur ont jugé insuffisantes les avancées issues des discussions avec les autorités. Une position qui traduit une volonté claire de durcir le rapport de force.
Un mouvement qui se radicalise
Selon les responsables, cette reconduction fait suite à une évaluation interne marquée par l’absence de réponses concrètes à leurs revendications. Dans ce contexte, les transporteurs choisissent de maintenir la pression, accentuant ainsi les tensions avec l’État.
Ce durcissement intervient pourtant alors que plusieurs voix, notamment religieuses et issues de la société civile, avaient appelé à suspendre le mot d’ordre de grève. Des appels restés sans effet.
Des perturbations à craindre
Avec cette nouvelle prolongation, le conflit entre les routiers et les autorités entre dans une phase critique.
D’importantes perturbations sont redoutées sur l’ensemble du territoire
Ralentissement de la circulation
Risques de pénuries dans certaines zones
Impact sur les activités économiques
Certaines régions, fortement dépendantes du transport routier, pourraient être particulièrement touchées par des difficultés d’approvisionnement.
Un dialogue dans l’impasse
En maintenant leur mot d’ordre, les transporteurs envoient un message sans équivoque : aucune reprise ne sera envisagée sans avancées significatives.
Reste désormais à savoir si les autorités réagiront rapidement pour désamorcer la crise ou si ce bras de fer est appelé à durer, au risque d’aggraver davantage la situation économique et sociale du pays.

