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JUSTICE: L’affaire Cheikh Oumar Diagne s’accélère, un procès en flagrant délit prévu le 11 mars 2026

L’affaire impliquant Cheikh Oumar Diagne connaît un nouveau rebondissement judiciaire. Placé sous mandat de dépôt pour diffusion de fausses nouvelles après avoir formulé de graves accusations contre le Premier ministre Ousmane Sonko, il sera jugé en flagrant délit le mercredi 11 mars 2026.

Avant son placement en détention, Cheikh Oumar Diagne a été entendu par les enquêteurs de la Sûreté urbaine de Dakar, au commissariat central. Il est poursuivi pour diffusion de fausses nouvelles, suite à ses propos tenus récemment sur un plateau de télévision. Lors de cette intervention, il avait accusé Ousmane Sonko d’être, selon ses mots, le « commanditaire » de la mort de l’étudiant Abdoulaye Ba, survenue à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Ces accusations ont immédiatement provoqué une vive polémique dans l’espace public et politique. Face à la gravité des déclarations, le procureur de la République près le Tribunal de grande instance hors classe de Dakar s’est autosaisi et a ordonné l’ouverture d’une enquête confiée à la Sûreté urbaine.

Cette affaire revêt également une dimension politique. Cheikh Oumar Diagne avait auparavant milité aux côtés d’Ousmane Sonko dans l’opposition et avait activement participé à la campagne ayant conduit à l’élection du président Bassirou Diomaye Faye. Nommé ensuite directeur des moyens généraux de la présidence, il avait été écarté quelques mois plus tard après des divergences publiques avec le Premier ministre.

Par ailleurs, l’avocat Moussa Diop a également été convoqué par les enquêteurs pour des déclarations dans les médias. Cependant, son audition à la Sûreté urbaine a été suspendue pour des irrégularités de procédure, liées à son inscription au Barreau de Paris, alors que le procureur avait saisi le bâtonnier de Dakar.

Entre accusations explosives, tensions politiques et batailles de procédure, l’affaire Cheikh Oumar Diagne s’annonce comme l’un des dossiers judiciaires les plus sensibles du moment.

Le procès prévu le 11 mars pourrait marquer un tournant décisif dans ce dossier qui secoue déjà la scène politique sénégalaise.

Bibiche Dramé Journaliste

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