ACTUALITESRELIGIONSSOCIÉTÉ

Tabaski 2026 : le Sénégal prévoit 860 000 moutons pour couvrir la demande nationale

Le Sénégal se prépare activement pour la prochaine Aïd el-Kébir, communément appelée Tabaski. Lors d’un atelier national consacré au bilan de l’édition 2025 et à la préparation de celle de 2026, le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Mabouba Diagne, a annoncé que les besoins nationaux sont estimés à 860 000 moutons, dont 260 000 pour la seule région de Dakar.

Selon le ministre, l’édition 2025 a été globalement satisfaisante, avec plus de 830 000 têtes de moutons mobilisées à travers le pays. Pour 2026, les autorités entendent renforcer l’offre afin de garantir un approvisionnement suffisant et de maintenir des prix relativement stables à l’approche de la fête.

Au-delà de son caractère religieux, la Tabaski constitue un enjeu économique majeur pour le pays. La filière génère en effet plus de 300 milliards de francs CFA par an. Si environ 860 000 moutons transitent par les marchés à bétail, la consommation totale — incluant l’autoconsommation et les circuits informels — est estimée à près de 2 millions de têtes.

Pour relever les défis de l’édition 2026, plusieurs axes stratégiques ont été définis par les autorités. Il s’agit notamment de renforcer la production locale afin de réduire les importations, qui représentent actuellement environ 15 % de l’offre, de protéger le cheptel en limitant l’abattage des brebis, et d’améliorer l’accès au financement grâce à une réforme du Fonds de stabilisation, avec des quotas prévus pour les femmes et les jeunes.

Le gouvernement prévoit également d’introduire des solutions technologiques pour lutter contre le vol de bétail, un phénomène qui affecte régulièrement les éleveurs.

De leur côté, les acteurs du secteur ont évoqué plusieurs difficultés persistantes, notamment le coût élevé de l’aliment de bétail et l’accès à l’eau dans certaines zones d’élevage. Ils ont aussi appelé à simplifier les procédures administratives liées au transport des animaux vers les grands centres urbains.

Le ministre Mabouba Diagne a, enfin, réaffirmé la volonté du gouvernement de moderniser la filière élevage, afin d’en faire un pilier durable de l’économie nationale.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page