19 entités supprimées, des économies massives au service du social
Lors du Conseil des ministres du 4 mars 2026, le gouvernement sénégalais a annoncé une réforme majeure visant à rationaliser l’administration publique.

Cette transformation systémique, inscrite dans le cadre du Plan de Redressement Économique et Social (PRES), prévoit la suppression de 19 entités et le repositionnement de 10 autres, mettant fin à un budget cumulé de 28,051 milliards FCFA et une masse salariale de 9,227 milliards FCFA.
Cette démarche traduit la volonté de l’État de mettre en place une gestion sobre et vertueuse, condition indispensable à une prospérité partagée.
Les ressources ainsi dégagées seront réinvesties dans le capital humain et la dignité de chaque Sénégalais, notamment à travers le programme « Jubbanti Koom », qui garantit le financement de la souveraineté alimentaire et des mesures sociales prioritaires, telles que la gratuité des soins et le renforcement des bourses pour les ménages vulnérables.
La réforme intervient également dans un contexte de maîtrise de la dette publique, alors que le pays doit faire face à des besoins de financement importants, avec un amortissement prévu de 4 307,4 milliards FCFA pour 2026.
L’assainissement d’un passif de 2,6 milliards FCFA, combiné à la génération de 55 milliards FCFA d’économies directes sur trois ans, permettra de réduire le déficit budgétaire de 7,8 % en 2025 à 5,37 % du PIB en 2026.
Concrètement, cette rationalisation se traduira par un repli des charges publiques de 8,5 %, soit 543,5 milliards FCFA de moins par rapport à 2025, tout en mobilisant 762,6 milliards FCFA de recettes additionnelles grâce à l’élargissement de l’assiette fiscale.
Cette stratégie renforce ainsi la souveraineté financière du Sénégal et offre un cadre stable pour le financement des priorités nationales.



